F1 2026 après Japon : Antonelli en tête, Mercedes au-dessus, Red Bull en crise
Trois manches disputées, une hiérarchie qui se dessine. Kimi Antonelli mène le championnat après Australie, Chine et Japon. Mercedes domine, Ferrari est dans le jeu, Red Bull-Ford souffre. Analyse du classement général.
Trois Grands Prix, trois enseignements clairs. La saison 2026 de Formule 1 a livré après Australie, Chine et Japon une hiérarchie plus tranchée que beaucoup ne l'anticipaient. Le nouveau règlement technique ne remet pas les compteurs à zéro de façon égale : certaines équipes avaient compris bien avant les autres ce que la FIA cherchait.
Mercedes : le grand retour
L'écurie de Toto Wolff signe un début de saison qui rappelle ses années de domination 2014-2021. Kimi Antonelli vainqueur en Chine et au Japon, George Russell sur le podium à plusieurs reprises. La W16 s'est révélée particulièrement efficace dans la gestion du MGU-K 350 kW, là où d'autres peinent à déployer la puissance électrique sans déstabiliser l'équilibre de la voiture.
Le nouveau règlement moteur avec sa part électrique massive a produit un terrain de jeu familier pour Mercedes, constructeur moteur expert de l'hybride depuis les V6 2014. L'expérience accumulée sur douze ans de motorisation hybride F1 produit ses effets.
Ferrari : dans la roue
Charles Leclerc a enchaîné les podiums. Lewis Hamilton, qui s'était montré en retrait en 2025, a signé une deuxième place en Chine qui laisse espérer une meilleure intégration en 2026. La SF-26 est rapide mais pas autant que la W16 sur les circuits de référence du début de saison.
Ferrari s'appuie sur son propre moteur Ferrari 066/12, dont la part électrique a été entièrement repensée. La progression est visible sur les données de secteur.
Red Bull-Ford : la crise de croissance
Le partenariat avec Ford, moteur inédit pour Red Bull depuis l'ère Renault, produit moins vite que prévu. La RB22 d'Adrian Newey est aérodynamiquement compétitive, mais le groupe propulseur Ford souffre d'une fiabilité en rodage et d'une part électrique qui ne délivre pas encore le niveau théorique attendu.
Max Verstappen est neuvième au championnat après trois courses. C'est une situation inédite depuis 2019 pour lui. Sa remontée de la 20e à la 6e place en Australie après un accrochage en qualification montre que le talent est intact. La voiture doit suivre.
Le tableau après 3 manches
| Pos. | Pilote | Équipe | Points |
|---|---|---|---|
| 1 | Kimi Antonelli | Mercedes | à confirmer |
| 2 | George Russell | Mercedes | à confirmer |
| 3 | Charles Leclerc | Ferrari | à confirmer |
| 4 | Lewis Hamilton | Ferrari | à confirmer |
| 5 | Oscar Piastri | McLaren | à confirmer |
Ce que Miami va clarifier
La quatrième manche (Miami, 3 mai) sera un premier test de confirmation. Si la hiérarchie Mercedes-Ferrari-McLaren s'installe, le combat pour le titre est identifié. Si Verstappen ou une autre équipe perce, la saison 2026 devient imprévisible.
Photo : Wikimedia Commons (voir source et licence du fichier)
Max Van Der Walen
Analyste motorsport. Couvre la F1, l'endurance et les séries ouvertes depuis 2018. Précision technique, zéro tolérance pour l'approximation.





