F1 2026 : après Miami, cap sur le Canada (22-24 mai), Imola disparue du calendrier
Le championnat F1 2026 reprend dans deux semaines au Canada (22-24 mai), pas à Imola. Le Grand Prix d'Émilie-Romagne, présent depuis 2020, ne figure plus au calendrier 2026 : Madrid récupère sa date européenne fin de saison. Petit point sur les six prochaines manches après le triplé d'Antonelli à Miami.
Petit rappel utile, parce que la confusion est massive : le championnat F1 2026 ne reprend pas à Imola. Le Grand Prix d'Émilie-Romagne, hébergé sur l'Autodromo Enzo e Dino Ferrari de 2020 à 2025, ne figure plus au calendrier 2026. La FOM a remplacé la date par l'arrivée de Madrid (Madring), qui prend la fenêtre européenne de septembre. Après [le triplé d'Antonelli à Miami](/article/gp-miami-2026-antonelli-victoire-trois-de-suite-record), la prochaine manche est le Grand Prix du Canada, du 22 au 24 mai 2026 sur le circuit Gilles-Villeneuve à Montréal.
Pourquoi Imola n'est plus là
Le contrat liant le circuit italien à la FOM courait jusqu'en 2025. Il n'a pas été renouvelé. Plusieurs facteurs :
1. **Pression économique** : la FOM monétise davantage les nouvelles destinations (Madrid, Las Vegas, Arabie Saoudite) que les circuits historiques européens, dont les redevances sont plafonnées par les structures publiques. 2. **Calendrier saturé** : 24 manches en 2026, on ne peut pas tout caser. La rotation des circuits européens est devenue inévitable. 3. **Madrid prêt** : le tracé Madring (mélange permanent + rues), inauguré pour 2026, a été l'argument décisif. La capitale espagnole offre plus de tickets vendus, plus de retombées, plus de visibilité TV.
Imola a publié une déclaration "défiante" l'an dernier en réaction à son exclusion. Le maire de la ville a parlé d'un "non-sens" pour la patrie de Ferrari. La FIA et la FOM n'ont pas communiqué de date de retour. Imola reste théoriquement éligible pour 2027 ou 2028 si une fenêtre se libère, mais rien n'est officiel.
Les six prochaines manches
| # | Date | Manche | Circuit | |--:|------|--------|---------| | 5 | 22-24 mai | Canada | Gilles-Villeneuve, Montréal | | 6 | 5-7 juin | Monaco | Circuit de Monaco | | 7 | 12-14 juin | Espagne | Catalunya | | 8 | 26-28 juin | Autriche | Red Bull Ring | | 9 | 3-5 juillet | Royaume-Uni | Silverstone | | 10 | 17-19 juillet | Belgique | Spa-Francorchamps |
Le Canada arrive comme un test important pour la dynamique Mercedes-Antonelli vs McLaren-Norris. Le circuit Gilles-Villeneuve, exigeant en freinage et en traction, n'a pas été particulièrement favorable à Mercedes ces dernières années (Hamilton dernier vainqueur Mercedes en 2017). Pour McLaren, Norris vise une première victoire 2026 après son podium Miami.
Ferrari attend Imola... ou pas
Pour la Scuderia, l'absence d'Imola est une perte symbolique. Les tifosi avaient fait du tracé Émilie-Romagne leur "deuxième Monza". Le retrait d'Imola du calendrier intervient au pire moment : Ferrari, qui ne gagne plus depuis fin 2024, perd l'un des rares week-ends où la pression médiatique italienne pouvait jouer en sa faveur. Avec Hamilton ([7e à Miami avant pénalité Leclerc, P6 final](/article/gp-miami-2026-leclerc-penalite-20-secondes-p8)) et Leclerc en difficulté, l'écurie va devoir aller chercher ses points sur des circuits moins maison.
Lecture
Le calendrier 2026 acte la mutation économique de la F1 : moins de circuits "patrimoine", plus de destinations à fort potentiel commercial. Le débat reviendra : un sport historique peut-il se passer durablement de ses circuits historiques ? Pour l'instant, la FOM tranche par le chiffre. Le Canada, lui, reste : Bernie Ecclestone l'avait inscrit en 1978, il sera couru pour la 47e fois.
Pour le récit complet du week-end Miami, lire [la victoire d'Antonelli](/article/gp-miami-2026-antonelli-victoire-trois-de-suite-record) et [le bilan championnat post-Miami](/article/gp-miami-2026-bilan-championnat-mercedes-domine).
Photo : Bassfish22 / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)
Max Van Der Walen
Analyste motorsport. Couvre la F1, l'endurance et les séries ouvertes depuis 2018. Précision technique, zéro tolérance pour l'approximation.



