Indy 500 2026 : Rosenqvist gagne avec l'écart le plus serré de l'histoire (0,0233 s)
Felix Rosenqvist (Meyer Shank Racing) remporte la 110e édition de l'Indianapolis 500 en battant David Malukas (Penske) de 0,0233 seconde, écart record absolu dans l'histoire de la course.
Felix Rosenqvist a remporté dimanche la 110e édition de l'Indianapolis 500 au volant de la No. 60 SiriusXM Honda de Meyer Shank Racing w/Curb-Agajanian. L'écart sur le deuxième, David Malukas (No. 12 Verizon Team Penske Chevrolet), est de 0,0233 seconde : le plus faible de toute l'histoire de la grande course. Vingt jours plus tôt, le 4 mai, Rosenqvist était devenu père d'une petite Stella.
Scott McLaughlin (Penske) complète le podium à +0,4205 s. La course, devant 350 000 spectateurs selon l'IMS officiel, a enregistré 70 changements de tête, nouveau record de l'épreuve (ancien record : 68 en 2013).
La victoire historique de Rosenqvist
Le Suédois devient le troisième pilote de sa nationalité à inscrire son nom au palmarès de l'Indy 500, après Kenny Brack (1999) et Marcus Ericsson (2022). "Unreal; I still don't believe it. It kind of worked out the right way when I got back to third, and then I just had to flat-out lap on the high line", a-t-il déclaré à l'issue de la course.
Sur le symbole de la paternité récente, il a ajouté : "becoming a dad and winning the '500'… it's just unreal." À propos de la performance de sa voiture : "I think we were the best car today. In all situations, we kind of had it under control."
Une finale au record absolu (0,0233 s)
Au dernier restart, Marcus Armstrong (No. 66 Meyer Shank Racing Honda) menait. David Malukas le dépasse. Rosenqvist, revenu en troisième position, prend ensuite la haute ligne dans le virage 4 lors du dernier tour et double Malukas pour s'imposer.
Malukas, pilote Penske, a réagi : "I don't know what else we could have done. We were the fastest car that whole race."
La course a été marquée par deux drapeaux rouges : le premier pour la pluie en milieu d'épreuve, le second au tour 192 pour un crash du rookie Caio Collet au virage 2. Selon RacingNews365, huit pilotes n'ont pas terminé la course.
Palou en pole, 7e à l'arrivée
Alex Palou (Chip Ganassi Racing Honda) avait décroché la pole avec une moyenne de 232,248 mph, sa deuxième pole en carrière à Indianapolis. Parti en tête, le champion espagnol termine 7e, à +1,0946 s du vainqueur. Les qualifications du samedi avaient été annulées en raison de la pluie.
Top 10 et classement
| Pos. | Pilote | Écurie | Écart | |------|--------|--------|-------| | 1 | Felix Rosenqvist | Meyer Shank Racing (Honda) | vainqueur | | 2 | David Malukas | Team Penske (Chevrolet) | +0,0233 s | | 3 | Scott McLaughlin | Team Penske (Chevrolet) | +0,4205 s | | 4 | Pato O'Ward | Arrow McLaren (Chevrolet) | +0,4271 s | | 5 | Marcus Armstrong | Meyer Shank Racing (Honda) | +0,4360 s | | 6 | Rinus VeeKay | | +1,0760 s | | 7 | Alex Palou | Chip Ganassi Racing (Honda) | +1,0946 s | | 8 | Santino Ferrucci | | +1,5751 s | | 9 | Romain Grosjean | Dale Coyne Racing | +2,0730 s | | 10 | Takuma Sato | | +2,4507 s |
Meyer Shank Racing : l'outsider qui bat Penske
L'équipe Meyer Shank Racing, équipée Honda, réalise un doublé avec Rosenqvist (1er) et Armstrong (5e). En face, Team Penske, écurie référence du paddock IndyCar avec Malukas (2e) et McLaughlin (3e), repart sans victoire. Ryan Hunter-Reay (DNF au tour 18) et Josef Newgarden, crashé au virage 4 alors qu'il pointait en 4e position, comptent parmi les déceptions du camp Chevrolet.
Rosenqvist et Meyer Shank Racing signent ainsi l'une des victoires les plus remarquables de l'histoire récente de l'Indy 500 : un succès arraché dans le dernier tour, face à la puissance Penske, avec l'écart le plus serré jamais enregistré dans la plus grande course du monde.
Indianapolis Motor Speedway
Max Van Der Walen
Fondateur de Secteur 1, journaliste motorsport. Passionné de F1 depuis 2005, il couvre Grand Prix et endurance avec une focale sur la stratégie technique et la lecture de course. Spécialiste F1, MotoGP, WEC.


